choc (ta voile?)

Publié le par Matt Gash

15 jours séparé de la civilisation...

Quand on est entouré, c'est sûr que l'effet qu'on y porte n'est pas le même que quand on fait ce changement seul.
Je parle là du passage de la vie rustique sur une île déserte sans eau potable ni électricité à la vie citadine.
J'ai passé donc un peu plus de 10 jours dans un camp retranché au large de Concarneau pour y faire de la voile.
Le souvenir en lui même est plus que bon, et l'expérience humaine inattendue n'en reste pas moins intéressante.
J'étais avec un groupe de 20 jeunes plus une dizaine d'encadrants (mono de voile, chef de base, cuisine, matos...), sur l'ile de Bananec dans l'archipel des Glénan pour un stage avec l'association des Glénans.

Mise au point terminée, explication du choc des civilisations.
J'ai pris le temps de vivre, malgré certaines contraintes horaires et un rythme à suivre (pas vraiment soutenu). Mais le temps n'a pas été seul maître, la privation d'électricité (sauf groupe électrogène) se fait légèrement ressentir: c'est sur que c'est bizare de ne pas avoir de lampe après le couché de soleil, mais en dehors de ça, pas vraiment besoin de courant (sauf recharger le portable avant le retour), c'est rustique, mais ça n'entrave pas les besoins. Pour ce qui est des toilettes, chier sur une boite au-dessus d'un trou (tous les scouts connaissent) et bien on s'y habitue vite, c'est sur que pour les odeurs c'est pas génial, mais quand on sait qu'on change de trou toutes les semaines, on se dit que ça va, et puis, de toute façon on peut pas vivre sans arrêt dans le luxe inutile. La douche, après une journée en mer, on est bien salé et aussi sablé, c'est toujours sympa de se rincer de tout ça, mais la seule eau, était de pluie; couleur jaunâtre assez repoussante et malodorante, peu importe, le savon va apporter une touche odorante.
Comprenez maintenant quel choc! C'est vrai que 12 jours sans voir de voiture c'est pas grand chose, mais on avait les moteurs des bateaux et puis un semblant d'attachement continental.
Mais au fond, ce dont je suis le plus frustré, c'est de ne pas encore avoir pu décortiqué les évênements récents qui ont surgis dans le monde, vous, qui allumez encore votre télé tous les jours, êtes au courant de cette fameuse guerre dont vous parlez tous, au Liban, et bien j'en ai touché 3 mots la semaine dernière, mais basta, tout ce dont je me souciais c'était de savoir s'il y aurait du vent, de la pluie, ou encore du soleil et de la pétole. Mais quand on se sait attaché au monde qui nous entoure, ce détachement est nocif et on paierait cher pour pouvoir lire un bout de journal qui explique le début de cette foutue guerre!
J'ai passé un super moment de vidage de cerveau, d'abrutissement informel, mais au final, je crois que je préfère savoir ce qui se passe si loin de moi, même si ça ne changera pas mon comportement.
Et faut aussi savoir que je suis parti juste après la fin de la coupe du monde de football, et c'était aussi un bel abrutissement général. Je crois qu'au final, on peut vivre dans un endroit paumé un max, mais pas sans savoir ce qui se passe dans le monde, et je crois que même les gens que j'ai pu rencontré l'année dernière au fin fond du Maroc étaient tous au courant des évênements mondiaux.

Combattons l'abrutissement et la stupidité vacancière et restons informés pour ne pas tombés des nues et ne plus rien comprendre au monde qui nous entoure...

Publié dans Osef

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